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jeudi 4 décembre 2008

Trop. Trop plein.

Nous nous plaignons tous de notre vie de fou.

Je travaille 6 jours/semaine. Les soirs, je donne des cours dans le cadre des sports et loisirs de la ville de Montréal.

Voilà pourquoi j’étais absente.

Je vous aime encore.
Sauf que ma vie ne me laisse pas le temps de vous le démontrer.

Je suis (presque) en vacance.

Je vais tenter de vous lire et de m’impliquer dans ce beau monde du blogs.

Ça me manque.

samedi 15 novembre 2008

Le temps des choix

Nous venons tous sur terre avec un don. J’en suis persuadée.
Déjà faut savoir le reconnaître, ce qui n’est pas si facile. Pour le faire, le chemin peut parfois être ardu et tortueux. Il faut apprendre à se connaître, à savoir nommer ses forces. Il faut avoir reçu de l’amour, des encouragements.
Il faut avoir grandi en cultivant la confiance en soi.

En cinquième secondaire, lorsque vient le temps de faire un choix de carrière, c’est rapide. Précoce.

Il faut savoir faire la part entre don et passion.
Il faut savoir faire parler son coeur et sa tête.
Il faut savoir prendre des décisions.

Cette semaine, durant 3 jours, petite chérie a fait un stage en entreprise. Elle s’est rendue à l’école Joseph Charbonneau, où elle s’est impliquée auprès d’enfants handicapés. En entrant là-bas, elle s’est immédiatement sentie chez elle. Entourée d’humains de qualités qui ont tous envie de s’investir dans ces enfants différents, elle s’est retrouvé dans un monde à part. Dans un monde dans lequel elle a envie de faire partie.

Sauf que.
(Parce ouais, la vie, c’est pas si simple)
Elle adore le théâtre. Elle est talentueuse. Pour elle, la scène, c’est confortable, c’est nourrissant, c’est chaud et enveloppant.

Elle doit donc faire le tri, entre don et passion.
À 16 ans.

Pfut.

jeudi 6 novembre 2008

Mots d'enfants

Moi; Mettre de la paix dans son cœur, c’est prendre la décision de rester loin des conflits et des disputes. Quelqu’un peut me donner un exemple de geste de paix?

Théodore: Aujourd’hui à la récré, Arthur il est devenu l’amoureux de Cécile. Moi, je l’aime bien Cécile.

Moi : Tu es déçu?

Théodore; Oui, mais à Arthur, je ne lui aie pas dit qu’il est gros et idiot.

Moi; Mais j’espère bien, Théo! Qu’est-ce que tu as fais alors? Tu as préféré te taire et ne rien lui dire?

Théodore; Non, je suis resté poli et je lui aie dit; t’es qu’un gros béta!

( Misère, il semblerait que mon petit laïus ne soit pas encore au point!)

lundi 13 octobre 2008

Gansta club

Ça se passe au CHSLD, celui ou loge beau-papa. C’était son party de fête. C’était hier. Tout le monde était là, avec son sourire et sa bonne humeur. J’avais été élue à l’unanimité pour tout organiser. Cuisiner et prévoir. On dirait que le sourire croit avec la détente. Les responsabilités pis le sourire, des fois, c’est difficile à faire matcher.

Enfin…

Tout se déroulait bien. Tout le monde jasait en installant des ballons et moi, je courais un peu partout, montait les tables, vidait des sacs de croustilles dans des bols à croustilles, du pain croûté dans des corbeilles à pain croûté, plaçait les ustensiles, les verres, les petits sachets de sucre et les bâtonnets à café….

Comme j’allais chercher un truc dans la chambre de beau-papa, je croise un troupeau de résidents qui sont installés dans la salle commune, ou la télé grésille une émission en noir et blanc.

J’entends une voix éraillée :

-Hon-hon-hon. Tcheke la tout-nue.

Je me retourne (J’ai un cœur pur et naïf) Je suis seule à déambuler dans le corridor.

La dame en rajoute : tcheke-y l’allure de guédaille, la craque pis les talons!

Et elle continue comme ça. Probablement encore quelques minutes, elle est dans une belle lancée! Mais, puisque je m’éloigne, j’ai la chance de ne plus l’entendre.

De retour sur mes pas, je prends quelques inspirations avant d'affronter la meute d'anciens.

J’entends :

-Hon-hon-hon, tcheke-ça. C’est la guédaille qui revient!. J’entends ses talons! Des talons de tout-nue.

Je passe devant eux, digne et pas du tout ébranlée. Un monsieur tout fripé, l’air de rien, avec ses beaux yeux, d’une belle douceur (je suis naïve et pure) ajoute en hurlant d'une voix étonnament forte :

-Traînée!

Jamais de ma vie on ne m’a autant insultée! Je portais une robe toute sage, qui tombe juste un petit peu au-dessus des genoux. Mes bottes arrivent quelques pouces sous ma robe. La tout-nue se promenait donc les bras et les genoux à l’air!!!

J’ai fais la rencontre de la mafia du CHSLD. Ils m’ont fait penser au gang de-pas-fins des polyvalentes. Ceux qui terrorisent les plus petits et les plus timides. Le parallèle est impressionnant! Si on suit cette logique, et qu’un jour je me retrouve dans un CHSLD, je ferai partie du gang des sportifs.

Nous ferons des courses de marchettes et je me pratiquerai en cachette afin de tous les écraser!!

jeudi 25 septembre 2008

Mots d'enfants

Moi : Le truc, avec le contrôle de soi, c’est qu’il faut savoir tout contrôler : les mots et les gestes. Il faut mettre de la paix dans son cœur et avoir une attitude pacifique.

Elias : Et c’est pas toujours, facile, facile!

Moi : C’est vrai! C’est pour ça qu’on peut être fiers de nous lorsqu’on y arrive!

Elias; Moi, je suis fier de moi!

Moi : Vraiment? Et pourquoi?

Elias; À la fête de ma cousine, il y avait presque juste des filles. Elles voulaient toutes jouer au papa et à la maman. Et il fallait qu’on se donne des bisous!

(Il prend un air vraiment dégoûté)

Elias : Embrasser des filles! Moi, j’avais mal au cœur, mais j’ai pas vomis. Je me suis contrôlé!

(Et dire qu’ils passent tous par là, à ne pas vouloir les approcher, alors que quelques années plus tard, leur activité favorite sera de tirer sur les bretelles de leurs soustifs!!)

jeudi 18 septembre 2008

Sans dangers

Serrés en cuillère, lovée dans l’autre.
S’envelopper de ses bras et en faire une armure.
La main posée sur mon cœur, son menton sur ma tête.
Les dragons et les idées noires ne peuvent m’atteindre
Mes nuits sont sans dangers et mes rêves des contes de fées.

samedi 9 août 2008

Moment ahurissant

Ma fille de quinze ans vient de m’avouer qu'elle songe faire l'achat d'un orgasmatron

J’en suis restée bouche bée.

Je me croyais prête à encaisser bien des choses mais visiblement pas ce genre de nouvelle…

Devant mon étonnement, elle a cru bon ajouter :

« C’est ma coiffeuse qui me l’a montré, en fait, ça sert à faire des massages de têtes… »

Je peux vous assurer que parfois, il suffit de bien peu de chose pour ramener un sourire sur les lèvres (et le coeur) d’une maman!






vendredi 1 août 2008

Aveux

Je zigonnais sur illico à la recherche de quelque chose de potable pour satisfaire ma nonchalance. Je suis fort heureusement tombée sur un truc de Dan Bigras. De quoi réjouir ma soirée (et ma nuit, dirait-elle, si elle n’était si mariée)

Vous ais-je déjà parler de ma passion pour Bigras?
J’ai vu ces films. Tous. Plusieurs fois. Je me suis acheté son film le ring intérieur. Document que j'ai visionné plusieurs fois et fais la tournée, pour en faire profiter les gens de ma vie. J'en profite pour vous dire que si jamais vous avez des sous et que vous ne savez pas à qui donner, allez donc faire un tour vers la fondation Ali et les princes de la rue. C'est vraiment quelque chose de bien!

Bref, Bigras... Avant, pour moi, il représentait quelqu’un de mou. Un mec talentueux, mais mou. Un mec qui reprenait un vieux hit, qui faisait tranquillement une carrière, au grand plaisir du public de la radio AM…

Il s’est depuis pris en main. ( hum…me viens une image ici..mais je suis mariée, alors il serait malvenu d'avouer que je l’aurai bien aidé... à se prendre en main. )
Et je dois dire que le résultat est spectaculaire!

Désormais, j’aime vraiment beaucoup son écriture. Son séjour à Sarajevo l’aura transformé, il en est revenu tellement amélioré.
Son écriture est noire. Ça me touche. Profondément. ( Parce que je vous aime bien, je vous éviterai toutes les idées que le mot profondément m'auront inspirées)

Je trippe boxe et combat extrême. J’ai la chance de pouvoir fréquenter régulièrement le centre bell dans une loge assez prestigieuse. Je rate rarement les gros combats. Bigras y est souvent. Je passe donc la moitié de la soirée à zieuter ( longue-vue gracieuseté de la loge) à la recherche de Bigras ( qui lui, est tout en bas, à quelques mètres du ring.) Je ne vois pas grand chose des combats préliminaires, mais le trill est quand même là!

Désormais, je ne raterais plus son show du refuge! J'en profite pour vous dire que si il vous arrivais d'avoir encore un peu de sous, vous pouvez généreusement donner pour cette belle cause. Au refuge, le frère de monsieur gendre y travaille, alors je serais certaine d’avoir des billets ( qu’il me fera un gros, gros plaisir de payer. Ma foi, même en nature, à condition que ma contribution soit directement versée au mécène de la soirée! Ok. Je sais. Ça fais! Vous avez compris le concept :)

J’aime les gens extrêmes et les artistes. J’aime les gens impulsifs et les gens vrais. Les gens un peu weird et différents.
Et lui, Bigras, décidément, il me titille les ovaires…:)

C'est ma faute

J’en ai gros sur la conscience, il faut que je me confesse. Votre mission, si toutefois vous l'acceptez, sera d’être le directeur de ma conscience.

Il y a eu du mouvement sur la rue cette année, avec deux nouvelles familles qui se sont établies de l’autre côté de chez moi. Ça me fait toujours une petite frayeur. Peur que la rue ne soit plus aussi tranquille. Peur de l’inconnu aussi, je dois dire.

Puis, au début du printemps, notre voisin immédiat mettait sa maison en vente.

Quelques personnes sont venues visiter la demeure. Dont un couple avec deux gamins en bas âge. Deux gamins assez agités, si j’en crois ce que mes yeux n’ont pas appréciés et ce que mes oreilles n’ont pas aimées entendre. En fait, pour tout dire, c'était deux morveux.

Ouais, deux morveux!
Tellement, que les pauvres parents avaient l'air d'être zombifiés. Savez, deux petits garçons qui grimpent sur les clôtures et qui au passage, arrachent quelques roses de la plante-bande?!
Roses dont je jalouse la réussite de ma voisine.

Ils ont même osé faire une grimace à mon chien.
Mauvaise idée!
Si j'avais aimé la glace au chocolat, je serai entrée en coup de vent dans la maison, ressortie en savourant un cornet, en prenant bien soin de jubiler bruyamment de plaisir ! Mais puisque je n'aime pas, je me suis contentée de leur tirer la langue!
Ça leur apprendra à maltraiter les fleurs et à se moquer de mon chien!

Bref, en méchante-méchante fille que je suis, j’ai fais le souhait que la famille tintamarre n’achète pas la maison. C’est laid, je sais. Mais je tiens à ma tranquillité. Surtout lorsque celle-ci inclue un mur mitoyen.

Puis, le voisin m’apprend que ça sera justement (la vie peut se montrer parfois tellement salope) le couple avec les deux p’tits frères tumulte, qui seront preneurs.

Alors, je demande à la vie de ne pas me faire ça. Mais, je ne lui parle pas doucement à la Vie, je m’en fou qu’elle puisse se montrer sensible, la Vie. Je prends une voix intérieure très exigeante « fais pas ta pute, que je lui dis. » C’est un ordre. Elle ne peut que m’entendre et se plier à mes exigences.

Entre-temps, promesse d’achat signée en main, le voisin fait l’achat d’une nouvelle demeure. Je continue à m’informer de ses démarches moins par réel intérêt que par dépit. Je freak un tantinet. Je me réveille la nuit avec des envies de barricader ma cour et de remplir les espaces de la clôture avec de la laine isolante.

Puis, vint un jour ou le voisin m’apprend que le ciel lui est tombé sur la tête. La famille tintamarre a eu un problème de financement, ils sont contraints d’annuler l'offre d’achat. Sauf que le voisin, lui, il est maintenant prit avec deux hypothèques, il se retrouve dans une grosse merde bouillonnante. Il patauge et il s'engouffre, le pauvre.

Un peu plus tard, il me confie, la voix éteinte et le regard un peu fou, qu’il est persuadé qu’une malédiction a été lancée contre sa maison. Il y a plusieurs visites, mais d’aucun ne se montre intéressé. Je dois dire qu’à ce moment là, j’ai eu un pincement au cœur.
Un pincement de culpabilité, probablement!

J’avais pourtant autorisé la Vie à m’en emmener des nouveaux voisins. Seulement, je priorisais les vieux garçons et les couples de personne âgées…

Trop mal à l’aise, ce matin, j’ai donné un peu de lousse à mes exigences. Un couple de sourds-muets-fertiles seraient également les bienvenus.

La pancarte trône toujours sur le bord de la rue.
Un écriteau vient d’y être ajouté. On peut y lire « Prix révisé »

Et tout ça par ma faute!




lundi 28 juillet 2008

Vide de sens

Il arrive, lorsqu’on discute avec quelqu’un de gravement malade que les banalités d’usage prennent un tour biscornu…

Son monde extérieur se résume à des grillages dans une fenêtre et peut-être, en forçant un peu, à un bout de parking. Celui des visiteurs.
Je me sens donc incapable de discuter de mes préparatifs pour le prochain séjour à NYC. Je me sens incapale de faire comme si la vie continuait. La sienne de vie, elle le quitte. C'est indéniable.

Alors que la soupe aux nouilles d’hôpital ressemble à un bol d’eau tiède dans lequel trempent 4-5 nouilles trop cuites, discourir de mes tomates mûres et de mes virées à la boucherie du marché Jean-Talon, ça pourrait ressembler à un manque de sensibilité et de considération envers lui.

Lorsqu’il y a urgence de parler de vraies choses, il y a des sujets qu’il vaut mieux taire… Comme pleurnicher à cause de la météo. Gueuler contre la pelouse qui pousse trop vite. Se plaindre du prix de l’essence.

Ou demander « comment ça va? »
Sans être prêt à recevoir une vraie réponse….

Peinturlure

Mon beau-papa, vous, vous souvenez ?? Il loge maintenant dans un CHSLD et le diagnostic n’est pas joyeux. S’il ne chope pas de virus ou d’infections, il peut tout au plus souhaiter vivre encore une année. Une de rien du tout. Vraiment pas grand-chose.

Ils mettent donc leur maison en vente. Le locataire est parti début juillet, alors je me suis offerte pour nettoyer la place et la repeindre. Optimiste, je me disais que ça pouvait même être un moment amusant. Un truc à partager avec les filles et monsieur gendre, puisque l’homme de ma maison fait des week-ends de 40 heures…

Le locataire fumait en déchaîné et souffrait d’une grave intolérance aux produits nettoyants. Faisait 7 ans qu’il habitait là…faisait autant d’années qu’il négligeait les travaux ménagers.

Après 5 lavages des pans de murs, l’eau coulait toujours verte-brune (fameux mélange nicotine & saletés accumulées) et mon optimisme commençait à être gravement à la baisse. Désinvolture et insouciance menaçaient de se transformer en une dangereuse fureur! Un medley de la compagnie créole nous aura tous sauver de la neurasthénie! - Merci, cité rock détente!-

Le grand 5 pièces est maintenant brillant de propreté. Nous avons recouvert toutes les pièces de quelques couches « d’après » qu’il faut évidemment utiliser avant la peinture (Les peintres sont reconnu pour avoir un curieux sens de la justesse du propos) et puis deux pièces sont maintenant toutes, entièrement, terminées.

Dire que pendant ce temps-là, chez moi, les rénovations ne sont pas terminées et qu’il faudra bientôt attaquer la peinture du premier étage.

Je crois que je pourrais en rire.
Mais j’ai mal partout, alors je m’en abstiendrais.

samedi 19 juillet 2008

paroles d'enfants

C’est la fin de la toute dernière journée, le local est presque vide, il ne reste que très peu d’amis….

Je surprends une conversation entre Sara, Mathias et Joakim.

Sara : Mathias, toi tu fais le papa et moi je suis la maman. Joakim, il fait le bébé.

Sara elle s’exprime avec ce ton – inné- des p'tis enfants amplement nourris, ceux, qui savent déjà se faire confiance. Elle est une leader. c'est indéniable. Même si elle a moins de 6 ans.

Mathias : Pas obligé ! On vas être deux papas, moi et Joakim. Toi, tu fais notre bébé. Ça se peut, deux papa qui vivent ensemble et qui ont des enfants.

Sara; Ben non! Pour avoir des bébés, ça prend une maman et un papa!

Mathias; Même pas! deux papas, ils peuvent avoir un bébé; on appelle ça des amoureux sexuels….

( Je suis resté muette…..il y a des fois ou on ne sait que dire tant que la sagesse et la poésie des enfants est tellement intense :O)

mardi 27 mai 2008

Paroles d'enfants

Discussion autour du contrôle de soi.

Mathias-Olivier; Moi, mon papa, il l'a pas du tout, du tout, le contrôle de soi. Quand il se fâche, il devient tout rouge et il dit des mots-cacas.

Moi: Tu veux dire de vilains mots?

Mathias-Olivier; Non, non, des mots-cacas. C'est même des mots bilingues!

Jimmy: On comprend rien de ce que tu dis!

Mathias-Olivier; Ok, bouchez vos oreilles, parce que c'est pas beau...

Jimmy: On peut pas entendre avec les oreilles bouchées, voyons! On va juste les fermer un peu.

Mathias-Olivier; Shit de merde, merda, mierda.

( Déjà que le simple mot caca à un pouvoir euphorisant chez les jeunes enfants, imaginez un peu la rigolade! Mention honorable au papa, qui vraisemblablement maîtrise le français, l'anglais, l'espagnol et le portugais :)

vendredi 23 mai 2008

Artifices

Un couple d'amis. Presque 30 ans d'histoire. Plus vieux en âge, plus grande longévité amoureuse.
Un dimanche comme les autres. Rien qui ne vaille le détour d'un étonnement ou d'une inquiétude. Chacun reprend son rôle à son habitude. Les discussions fusent.

Une phrase lancée, propulsée par une mine de rien. Quelques fractions de secondes de retard, le temps d'attraper au vol la confidence marmonnée du bout des lèvres. Le temps de gérer et d'administrer avec le traitement opportun.

Un signal d'alarme qui retentit.

Ne pas baisser la garde, la mascarade se poursuit.

"Depuis Noël, nous ne partageons plus le même lit."

Les mains qui continuent leurs gestes anodins, l'attitude qui n'a point changé.
Hallucination auditive?
Regard attentif, mais rien pour attirer l'attention.
Hochement de tête discret.

"C'est vraiment pas la joie, je t'assure."

Mots de réconfort. Chuchotements. Paroles d'optimiste, tout s'arrangera.

Et pourtant, rien pour décoder le vide qui les unit. Et pourtant, rien pour donner le feeling de leurs ennuis. Artifices des jours heureux. Ne rien laisser présager. Ne pas étaler ses misères. Se taire et jouer la comédie. Ne pas être, cacher son mal-être.

Un couple d'amis que je croyais heureux ne l'est plus. Autour, peut-être d'autres se désagrègent et maîtrisent l'art de faire semblant.

Faux fuyants.

Ne pas savoir lire. Se laisser berner. Les bons amis devraient pourtant savoir regarder au-delà des apparences et lire dans les silences.

Je m'en veux.

mercredi 7 mai 2008

Paroles d'enfants

Anabelle, longues tresses blondes, 4 dents manquantes me demande :

« Isabelle, c’est qui ton élève préféré dans le groupe? » (Elle bats des cils et me fait un grand sourire tant troué qu’enjôleur)

Moi; Mon cœur a plein de compartiments, vous avez une place chacun…( Sur le coup, j’ai pas trouvé mieux)

(Silence qui dure quelques fragments de secondes)

Anabelle : Hein, même pour Kevin??

Moi; Oui, oui, là...

(Si la vérité sort de la bouche des enfants, il semblerait que celle des adultes a parfois du mal à faire semblant et afficher une fausse conviction!!)

mercredi 23 avril 2008

Paroles d'enfants

Anabelle: Tu as quel âge?

Moi: Et toi, cocotte, tu as quel âge?

Anabelle: 8 ans!

Moi: (fais de grands yeux ronds) Comme moi!

Anabelle: Han, je te crois même pas! T'es pas une tite-fille, toi!

Moi; Ah? T'es bien certaine de ça? Est-ce que je suis grande ou petite?

Anabelle: Petite!

Moi; Est-ce que je suis une fille ou un gars?

Anabelle; Ben là! T'es une fille voyons!

Moi; Alors, si je suis petite et que je suis une fille..... je crois qu'on peut dire que je suis une petite fille, non?

Anabelle; Ben ok, mais une vieille, d'abord!

( Outch. Ça m'apprendra à vouloir faire la maligne avec une enfant! :)

vendredi 18 avril 2008

Paroles de prof

À l’épicerie, je taponne dans les revues du présentoir. Tuer le temps en attendant de voir mon portefeuille se démanteler sous le coût de la facture.

J'attrape le châtelaine, que j’achète rarement. Je feuillette, tombe sur un article qui concerne Daniel Pennac, en voici le début :

Dans Chagrin d’école, l’auteur de la célèbre saga des Malaussène retient avec tendresse sur son enfance de cancre et sa carrière d’enseignant. En plus de s’être imposé comme l’un des écrivains les plus hilarants de sa génération, Daniel Pennac a enseigné le français pendant plus d’un quart de siècle.

« Je voulais écrire un livre sur une douleur très spécifique chez l’enfant, celle de ne pas comprendre. Pourquoi on continue à lui poser des questions, alors qu’il n’a pas compris la première. Ne pas comprendre la raison de sa présence dans l’institution scolaire alors qu’il n’obtient aucun résultat…avec les effets collatéraux que cela peut avoir sur les parents. »

J’ai donc payé la revue que je consultais.
Et je courrai acheter ce livre.

mercredi 16 avril 2008

Les prénoms

Quand fut venu le moment de choisir les prénoms de mes filles, la folle du logis, ne me laissait aucun répit. Dame imagination me laissait entrevoir des années de moqueries possibles, de rimettes imbuvables, et de désespoir pour les ainsi nommées. Notre mission à l’homme de ma maison et moi, consistait donc à leurs trouver des prénoms pas trop originaux mais pas trop communs non plus.

Les filles de ma génération se nomment toutes Sylvie, Chantal ou Nathalie. Il y avait peu d’Isabelle, et cela me réjouissait. Mes parents ont eus pendant une courte période l’envie de me nommer Hélène, mais un membre de ma famille, qui détestait ce prénom a tranché. Puisque je n’ai jamais ressentie le moindre petit frisson d’envie lascive pour Rock Voisine, je dois dire que ce prénom ne m’inspire rien sauf un peu de pitié. Dutant une période, les pauvres Hélène devaient en avoir marre de se faire cruiser à l’aide du refrain de cette chanson!

J’avais fais la rencontre au Cégep, d’une fille très jolie, intelligente et amusante. C’était la première fois que je fréquentais une fille de mon âge qui se prénommait Catherine. Je trouvais ce nom, à la fois très doux et un peu rough. À ma première grossesse, c’est ce prénom qui m’est tout de suite venu en tête. Dernièrement, avec l’émission tout le monde en parle et la fascination toute maniaque de Guy A Lepage pour la discographie de René Simard, la chanson « Catherine » a refait surface…Je dois dire que ma pauvre fille à vécue quelques lundis matins ou elle s’est fait joyeusement accueillir au Cégep à coups de sérénades à la voix tremblotante!

Pour petite chérie, l’homme de ma maison aimait bien le prénom Mao. Je n’aime pas tellement les prénoms à une seule syllabe, hors, j’aimais bien lorsqu’on le composait en Marie-Mao. À force de le répéter, et répéter, il me semblait que je miaulais en prononçant, ce qui m’a crée une grande indécision! Puis, je me suis souvenue d’une petite fille que j’aimais beaucoup. J’ai coaché pendant plusieurs années des équipes de soccer féminins. Une de mes joueurs élites se prénommait Roxanne. Cette fois encore, le mélange sonore entre la douceur et la dureté m’a plu. En plus, la belle et douce de Cyrano se prénomme ainsi, je trouvais donc que c’était un prénom follement romantique.

Depuis qu’elle est née, elle se fait chanter « Roxanne » le hit de The police…Les gens lui demande parfois si elle a héritée son prénom de la chanson…
Heu…Youhou…c’est l’histoire d’une prostituée! Ben non, je n’ai pas nommée ma fille en son honneur! Pas que j’ai des préjugés plein la tête, mais disons que pour moi, il existe de plus beaux modèles, plus inspirants!

Travaillant auprès de plusieurs enfants, avec les années et les accumulations de preuves circonstancielles, j’en suis venue, avant même la première rencontre, à craindre et me méfier de certains enfants qui portent des prénoms bien précis! Certains en sont venus à transporter leurs assortiments bien personnels de défauts et de traits de caractères définis me permettant presque d’identifier dans un groupe les héritiers des prénoms redoutés!

Dans le dictionnaire des prénoms, sous leurs significations, certains noms mériteraient cette note: Attention, p'tit maudit en voie de développement!

mardi 1 avril 2008

Léna


Voici donc ma petite nièce, toute mignonne et craquante qui habite si loin en Bretagne et que je ne pourrai bercer avant des lunes.


Elle est parfois un peu injuste la vie!

dimanche 30 mars 2008

La fierté d'une Mouman



Ce matin, avait lieu le passage de ceinture noire de petite chérie.
Elle aura travaillé très fort pour ce rendre jusque là! Persévérance et esprit indomptable auront été ses alliés. Elle s'implique, donne beaucoup de son temps pour l'aide à l'enseignement. Tous ceux qui ont des préjugés défavorables sur les adolescents devraient faire sa rencontre, ils auraient ainsi la chance de faire la rencontre d'une jeune personne d'exception, qui sait comment se démarquer!
Je suis vraiment très fière d'elle!